Augmentation mammaire par prothèses Petite histoire et grand développement

Augmentation mammaire par prothèses Petite histoire et grand développement

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Depuis la première augmentation mammaire par prothèses, voilà aujourd’hui un demi-siècle, cinq à dix millions de femmes y ont eu recours à nos jours. Mais il faut reconnaitre que, loin d’être pratiquée pour des reconstructions post-chirurgicales, l’essentiel de cette technique for courue n’a jamais fait suite à des fins thérapeutiques.

Il serait donc intéressant de connaître les origines et les motivations d’une telle demande.

 

1962, une date qui a marqué l’esthétique féminine

augmentation mammaire par prothèsesC’est en voyant une poche de sang en salle d’opération que, en 1961, Thomas Cronin, un plasticien de Houston, a l’idée d’un sac en silicone. Lui et son confrère, Frank Gerow, développent alors le premier implant mammaire en silicone encapsulé, avec la collaboration du fabricant de silicone Dow Corning Corporation, dont la première pose est réalisée en 1962 lors d’une reconstruction mammaire.

Il s’agit d’une enveloppe en silicone remplie d’un gel épais de silicone, résistant au choc et donnant un aspect naturel au sein. Cet essai a été un coup de maître car il a connu un franc succès.

Depuis lors, les implants ont connu nombre d’améliorations visant à augmenter leur durée de vie, la sensation engendrée et à réduire la stimulation du tissu fibreux, réduisant par là même la réaction de l’organisme au corps étranger qui consiste en la formation d’une capsule autour de l’implant. L’épisode des prothèses PIP, bien qu’ayant été malheureux, a tout de même servi à accroître la vigilance des autorités de contrôle et a contribué à parfaire la qualité et la sécurité liées à ces implants.

De la thérapie à l’esthétique, le pas fut vite franchi

Devant la réussite de cette expérience, la requête s’est accrue et la chirurgie mammaire à seule visée esthétique a connu un formidable essor en parallèle à celle de la reconstruction, raflant le marché en matière de demande.

En effet, le nombre de femmes s’étant fait poser des prothèses est estimé de 5 à 10 millions dans le monde en 50 ans, dont une bonne partie aux Etats-Unis.

Essentiellement esthétique, l’ augmentation mammaire par prothèses reste, tout de même, une intervention chirurgicale et non dénuée de risques, supposant le changement ou l’explantation définitive. C’est pourquoi la prise de décision doit être mûrement réfléchie et le geste doit être réalisé par un chirurgien plasticien confirmé, au sein d’un établissement de soins reconnu.

Définie par un volume des seins insuffisamment développé compte tenu de la morphologie de la patiente, l’hypoplasie mammaire est la cause première de demande d’augmentation mammaire par prothèses.

Pouvant être la conséquence du développement insuffisant de la glande à la puberté, d’une grossesse, d’une perte importante de poids ou d’un dérèglement hormonal, elle peut aussi être associée à une ptôse ou affaissement des seins, avec un affaissement de la glande, une distension de la peau et des aréoles trop basses.

L’intervention est alors réalisée à partir de 18 ans, à la fin de la croissance et lorsque le développement et la morphologie sont bien achevés.

L’hypoplasie est souvent, psychologiquement et physiquement, mal vécue par la femme qui la vit, la percevant comme une atteinte à sa féminité et ayant pour conséquence un manque de confiance en soi, pouvant aboutir à un mal-être profond, voire au complexe.

Les seins changent de taille d’une culture à l’autre

Si en France la taille idéale d’une poitrine se cantonne au bonnet C, aux Etats-Unis elle atteint des proportions bien plus importantes. Au brésil, les femmes appartenant à une classe sociale favorisée adoptent de modestes poitrines pour se démarquer des femmes à grosse poitrine des milieux défavorisés. En Argentine où le machisme de la gent masculine reste bien marqué, les poitrines se veulent généreuses pour accentuer la différence sexuelle…

Augmentation mammaire par prothèses